Il suffit de lever la tête pour se rendre compte que le jeu de société est de retour. Les ludothèques n’ont jamais été aussi nombreuses, les festivals de jeux fleurissent dans les quartiers, villages et communes. Les spécialistes du jeu participent à ces événements ainsi qu’à de nombreuses émissions radios ou télévisés.

Ce regain d’intérêt s’illustre par le nombre impressionnant de nouveaux jeux qui sortent chaque année et aussi par nos « cocoricos » belges. En effet, nous pouvons être fiers d’accueillir sur notre territoire l’entreprise « Repos Prod » qui compte dans son carnet des vraies réussites comme Times’Up, Concept ainsi qu’une des rares formations de spécialisation en sciences et techniques du jeu qui s’organise à la Haute-Ecole de Bruxelles Brabant.

Le portrait ne serait pas complet si nous ne parlions pas de la ludothèque de la Cocof qui est un acteur important pour tous les établissements scolaires qui souhaitent intégrer le jeu dans leur pratique.

La plupart de ce petit monde à savoir les auteurs de jeux, spécialiste de l’animation, pédagogues ludiques, etc … se retrouve dans l’année de spécialisation de la Haute-Ecole.

Le monde ludique belge ne pourrait être aussi dynamique sans les enfants, adolescents et adultes qui (re)découvrent le jeu de société ainsi que les établissements de formation qui souhaitent l’utiliser afin de remplir leurs missions.

Les adultes plongent dans l’univers ludique pour animer leurs soirées ou passer un bon moment avec leurs enfants. Le jeu leur permettant de découvrir l’autre et de communiquer.

Le jeu a aussi débarqué dans les établissements scolaires. Si ce n’est pas nouveau dans l’enseignement maternel, c’était plus rare dans l’enseignement primaire et inexistant dans l’enseignement secondaire. Si une étude de la Commission européenne a mis en évidence les bienfaits d’une heure de cours basé sur le jeu d’échecs par semaine sur les compétences et les résultats des enfants l’ambition est plus large. Il s’agit aussi d’utiliser le jeu pour développer des apprentissages scolaires de manières plus ludiques, de favoriser l’acquisition de compétences transversales (la coopération, la logique, etc), de montrer aux enfants que l’on peut apprendre en s’amusant et que malgré certaines difficultés scolaires ils peuvent être très doués. Évidemment, tous ses objectifs ne peuvent être atteints avec n’importe quel jeu c’est pourquoi nous parlons bien aujourd’hui de sciences du jeu.

A côté des écoles, de nombreuses associations ont perçu il y a très longtemps l’intérêt du jeu de sociétés. Tantôt pour faire de la prévention tantôt pour accompagner une population en difficulté ou précarisée. Nombreuses sont les maisons de quartiers et écoles de devoirs qui utilisent le jeu comme outil d’apprentissage et de socialisation. Les nombreux organismes qui accompagnent les personnes qui souhaitent apprendre la langue française ne sont pas en reste. Ce fait s’illustre par le catalogue réalisé par la Maison de la Francité et la Cocof qui répertorie tous les jeux que l’on peut utiliser dans ce cadre. Démarches suivies par Joëlle Lamon avec son site où elle répertorie tous les jeux intéressants pour les cours de mathématiques.